Vers marins

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Les récifs coralliens abritent un grand nombre de vers marins de diverses espèces. Mais leur petite taille ne permet pas toujours au plongeur de les détecter. On peut rencontrer deux groupes de vers sur les côtes de la Martinique : les vers plats (plathelminthes) et les vers annelés (annélides).

Les vers plats, d'une taille de 2 à 10 cm,  sont difficilement décelables car ils passent la majorité de leur temps sous les rochers et dans les endroits obscurs à la recherche de cadavres de petits animaux. Souvent colorés et de forme ovales, ils peuvent être confondus avec les nudibranches (mollusques) qui eux sont pourvus de branchies. Les vers plats sont des animaux simples mais possèdent un avant et un arrière, une face dorsale et une face ventrale. Un début primitif d'organes spécialisés, un système nerveux complexe et trois couches de tissus sont présents. Ils n'ont toutefois ni système circulatoire ni sang. Une ouverture du corps située au milieu de la face inférieure de l'animal lui sert de bouche et d'anus. Les vers plats ont la capacité de jeûner pendant plusieurs mois en vivant sur leur réserve et en digérant leurs propres organes : seul le système nerveux échappe à cette auto digestion. Ils se reproduisent de façon sexuée ou en régénérant les parties qui ont été séparées de leur corps (bourgeonnement, étranglement).
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Les vers annelés marins appartiennent à la même famille que les vers de terre communs (lombrics). Leur corps est composé d'anneaux bien visibles. Contrairement aux vers plats, les vers annelés  possèdent un système circulatoire, respiratoire et excréteur. Leur corps est divisé en trois parties : la tête qui porte les organes sensoriels et la bouche, le tronc composé d'anneaux (métamères) et le telson qui comprend l'anus. Appelés communément polychètes (qui porte de nombreuses soies), les vers annelés sont de trois sortes : les vers errants (ex :ver de feu) qui évoluent sur les fonds, les vers fouisseurs (ex térébelle spaghetti) qui ne laissent dépasser du sol que leurs tentacules mobiles et les vers tubicoles (ex : sabelle) qui vivent dans des tubes fabriqués en cimentant des grains de sable et des buts de coquilles et dont on ne voit que les branchies qui se rétractent à la moindre alerte.

Ver de feu (Hermodice carunculata) Pour se défendre, les vers de feu ont développé sur chaque segment des touffes de poils sensoriels qui sont des soies minuscules, très aiguës et détachables. Ces soies pénètrent facilement dans la peau et causent une sensation de brûlure qui dure longtemps.
Ver géant des Antilles (Eunice aphroditois)

Ver du diable

Les sabelles sont des vers dont les corps sont cachés dans un tube fixé au récif. Ce tube est fabriqué de sable fin aggloméré par une sorte de colle secrétée par une glande située sous la tête de l'animal. Une couronne d'appendices appelés radioles s'épanouissent hors du tube. Ce sont les branchies qui servent aussi à la capture du plancton. Les motifs et les couleurs vives de ces panaches permettent l'identification visuelle des espèces. Très sensibles au moindre mouvement, les sabelles se rétractent instantanément dans leur tube.

Les radioles Le tube le corps nu
Sabelle magnifique (Sabellastarte magnifica) Sabelle fendue (Anamobaea orstedii) Sabelle brune (Notaulax nudicallis)
Sabelle variée (Bispira variegata) Sabelle jaune (Notaulax occidentalis) Sabelle sociale (Bispira brunnea)
 
Les serpules construisent des tubes durs et calcaires pour se protéger. On les trouve souvent sur les coraux et les rochers. Elles sortent leurs branchies colorées en spirales et volutes appelées radioles pour respirer mais aussi pour capturer leur nourriture. Dérangées, elles se remplient dans leur tube qui comporte un opercule pour en obstruer la sortie.
 

Spirobranche arbre de Noël (Spirobranchus giganteus)

Serpule sabot de cheval étoilée (Pomatostegus stellatus)

Térébelle spaghetti (Eupolymnia crassicornis) Vers d'éponge (Haplosyllis sp.)
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