Le Vauclin

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Après le partage de la Martinique entre colons et "sauvages", cette partie de la côte atlantique, avait été autorisée aux derniers Caraïbes jusqu'en 1660. Les fouilles du quartier Paquemar ont révélé trois siècles plus tard (1960-1970) une très ancienne présence amérindienne près de la montagne du Vauclin. Cette région fut donc l'une des dernières colonisées par les Français. Vers 1700, le comte de Vauquelin s'installa sur ces terres pour y cultiver le tabac et la canne à sucre. Il laissa son nom au quartier qui s'était formée autour de son domaine. Dépendant de la paroisse du François à 14 km, ses habitants obtiennent en 1920 que le Vauclin soit érigé en paroisse. Au XVIIème siècle,  l'activité économique se développe autour des habitations sucreries et de caféières de grande réputation situées sur les pentes la montagne du Vauclin. La création d'une usine centrale en 1880 par Ludovic Brière de l'Isle provoque la disparition progressive des sucreries ou leur transformation en distilleries.  Depuis la fermeture de l'usine en 1941, le Vauclin s'est résolument tourné vers la mer et vers la culture de la banane et l'élevage de bovins.

La nouvelle mairie a été bâtie sur un morne dominant le bourg. Elle a remplacé l'ancienne mairie entièrement en bois détruite par un cyclome au début des années 1980. Celle ci a été occupée, de 1922 à 1935 par Louis Landa, puis par le fis de ce dernier jusqu'à 1959. Louis Landa, fils d'un ouvrier charpentier, est né au Vauclin en 1875. Il exploite une distillerie au quartier Macabou puis à Coulée d'Or. Il s'oppose à la famille Asselin, dont l'un des membres est administrateur de l'usine du Vauclin et maire de la commune. En 1922, il remporte les élections municipales et met en oeuvre une ambitieuse politique de travaux d'aménagement. Un buste, commandé aux établissements Edouard Rombeaux Roland à Jeumont (59) est installé après sa mort en 1935, place des Alizés. C'est l'une des rares statues d'un Martiniquais en Martinique. Sur le socle est inscrit : "A Louis Joseph Landa, 1875-1935, Chevalier de la légion d'honneur, Industriel, Maire du Vauclin, Conseiller général, Consul de la République d'Haïti, le Vauclin reconnaissant." 
Derrière la mairie se trouve l'ancienne geôle municipale principalement construite pour garder les prisonniers en attente de leur transfert au Marin ou à Fort de France. A l'ocasion, y sont aussi enfermés, les Vauclinois pris en falgrant délit d'ivresse sur la voie publique ou de tapage nocturne.
Une première chapelle a été construite en 1720. De l'église détruite par le cyclone de 1891 et reconstruite en 1893, subsistent un pan de la chaire de marbre et les fonts baptismaux baroques offerts par les paroissiens(1878). L'église moderne (1977), vaste espace contenu sous une charpente métallique légère est décorée d'un vitrail moderne dominant le porche dans toute sa longueur.  Le clocher extérieur devenu dangereux fut volontairement détruit le 12/12/1988 et les quatre cloches réinstallées un an après dans la moderne flèche inaugurée en 1991 .

Sur le monument aux morts, la fin de la première guerre mondiale est datée de 1919 , année du retour des soldats martiniquais sur leur île natale.

Le Vauclin est devenu le premier port de pêche de la Martinique. Près du marché couvert qui accueille les produits de cette région maritime et agricole, une chapelle abrite une statue de la Vierge, sous la protection de laquelle se placent de nombreux pêcheurs. Édifiée à l'origine sur le rivage, elle a été déplacée lors de la construction de la voie ferrée reliant l'usine du Vauclin aux habitations du sud de la commune.
Le cœur du bourg est dominé par d'imposants bâtiments groupés autour de la nouvelle mairie. L'ancienne école des filles, en pierre de taille du Vauclin, date de 1922 et a accueilli jusqu'à 376 élèves en 1935. Sa voisine, la maison Gold-Dalg allégée d'une galerie circulaire a été construite à la fin des années 1920 par M Gold-Dalg, notable et propriétaire terrien installé sur l'Habitation Sans-Souci où il exploite une importante distillerie. Plus loin, se trouve la maison Auguiac, dont le pignon faisant face à la mer est recouvert d'essentes pour le protéger des intempéries. Avec la maison en pierre de l'ancien maire Louis Landa, toutes ces bâtisses ont conféré à leurs propriétaires un certain prestige dans un bourg constitué principalement de modestes cases. Ces dernières bien entretenues présentent un certain charme.
La Montagne du Vauclin, un ancien volcan de 504 m de haut, dominant la région, objet de plusieurs légendes. Des gisements amérindiens y ont été découverts au pied. On y trouve la Grotte à Justin, sorte de long tunnel d'une cinquantaine de mètres creusé dans la roche. Située sur un terrain privé, on ne peut y accéder qu'à l'occasion des processions au calvaire à Pâques et au 15 septembre.  C'est face à ce volcan qu'a été installée l'usine centrale du Vauclin en 1880 par Ludovic Brière de l'Isle. Les sucreries disparaissent alors les unes après les autres pour se reconvertir en distilleries. Cette usine change de propriétaire en 1884 après une faillite et revient à la famille Asselin. Au cours de années suivantes, la concentration des terres aboutit à l'aménagement d'un centre agricole qui alimente l'usine en canne. Mais en 1941, l'usine ferme, entraînant une chute considérable de l'activité économique qui conjuguée au développement du secteur tertiaire provoquera un fort exode rural vers Fort de France.
Aujourd'hui le Vauclin est une terre d'élevage de bœufs et de chevaux, 
La culture de la banane, subventionnée, a rapidement remplacé celle de la canne à sucre.
Le Vauclin possède, de la pointe Faula aux anses Macabou, une richesse à peine exploitée. Un aménagement intelligent de cette cette côte encore sauvage devrait permettre aux Vauclinois de protéger leur nature sans renoncer pour autant aux développement économique tiré du tourisme.
Pointe des Chaudières L'île de Petite Grenade Pointe Théogène
Liane réglisse (Abrus precatorius). Sa tige mâchée à goût de réglisse mais ses belles graines sont très toxiques Balade sur la Pointe du Vauclin
La route des caps est une randonnée qui se fait généralement en plusieurs fois en partant soit de Petit Macabou (Vauclin), Cap Macré (Le Marin), Cap Chevalier, Les Salines, Anse Trabaud (Sainte Anne) et se termine à l'Anse Caritan (Sainte Anne). Cet un itinéraire exceptionnel le long des belles plages du sud de la Martinique avec de temps en temps des paysages surprenants semi désertiques ou de falaises découpées. La principale difficulté est l'ensoleillement  fort. Il faut donc prévoir gourde, chapeau et crème solaire.
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