La Pagerie

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C'est au domaine de La Pagerie, appelé à l'origine "La Petite Guinée" que naquit, le 23 juin 1763, Marie-Josèphe-Rose Tascher de La Pagerie, plus connue sous le nom de Joséphine de Beauharnais.   Après la mort de Joséphine, en 1814, le domaine de La Pagerie passa entre les mains de plusieurs propriétaires, avant d'être morcelé. En 1944, Robert Rose-Rosette, maire des Trois Îlets, passionné d'histoire et de la vie de Joséphine, racheta les bâtiments. En 1984, il y fit transférer le musée de Joséphine des Trois Îlets. Depuis 1984, le domaine est propriété du Conseil général de la Martinique. 
La propriété s'étendait sur 500 ha où plus de 300 esclaves cultivaient le café, le coton, le manioc et la canne à sucre. Il ne reste aujourd'hui que les murs et la cheminée de la sucrerie, les dépendances et un moulin à canne ayant résisté au cyclone de 1766.
Un salle d'accueil a été aménagée sur les fondations du moulin  La maison principale a été entièrement détruite.. La cuisine, transformée en petit musée, renferme des lettres, des gravures, des sculptures et des tableaux  concernant la vie de Joséphine ainsi que quelques meubles d'époque .
On raconte qu'Eliama David, une vieille sorcière du quartier Croc-souris, aurait prédit à Marie-Josèphe-Rose qu'elle deviendrait un jour "plus que reine". Celle ci quitta la Martinique à l'age de seize ans en 1779, pour épouser Alexandre de Beauharnais, fils de l'ancien gouverneur général des îles du Vent. De ce mariage naquirent deux enfants : le futur prince Eugène et la future reine Hortense, mère de Napoléon III. En 1794, Alexandre de Beauharnais fut guillotiné pendant la Terreur. Joséphine épousa, en seconde noce, le 9 mars 1796, le général Bonaparte puis devint impératrice des Français.
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