Le Saint Esprit

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Commune autonome depuis 1837, Le Saint Esprit doit peut être son nom aux membres du clergé qui affectionnaient particulièrement ce bourg. Dépendant auparavant de Rivière Salée, le bourg s'appelait alors Bourg des Coulisses. Il devait son nom aux coulisses, sortes d'immenses glissières  qui servaient à l'acheminement des cannes coupées sur les hauteurs vers les sucreries situées dans la cuvette. Cette solution technique s'était imposée en raison des sols alluvionnaires qui rendaient difficile la circulation des cabrouets chargés de canne. L'activité sucrière était importante puisqu'on comptait jusqu'à 18 habitations (propriétés agricoles) sucrières  en 1882. Mais cette industrie avait complètement disparu avant la deuxième guerre mondiale. Aujourd'hui, la commune s'étale sur une superficie de 2373 hectares et compte 8200 Spiritains. Son territoire est occupé principalement par des cultures vivrières, des champs de canne et des bananeraies. Les deux cours d'eau les plus importants sont la rivière des Coulisses et la rivière des Cacaos.
L'harmonieuse mairie construite en 1924 est inscrite à  l'inventaire des Monuments historiques. Son architecture est caractéristique de cette époque "post art nouveau". L'église, victime de nombreux cyclones a fait l'objet de plusieurs reconstructions.  Elle abrite une cloche appelée Sébastopol qui a été envoyée de Crimée par un ancien curé de la paroisse, l'abbé Fauveau, aumônier du corps expéditionnaire. Elle sonna pour la première fois dans la commune en 1855.

C'est au Saint Esprit que l'on trouve le plus de maisons traditionnelles créoles en Martinique. Il ne faut pas hésiter à laisser son véhicule pour découvrir cette architecture typiquement représentative de la bourgeoisie martiniquaise  de la fin du XIXème siècle. Beaucoup de ces maisons, ornées d'impostes, de menuiseries ajourées, de lambrequins et de fers forgés délicats ont plus de 100 d'âge. 

Installé dans les bâtiments de l'ancien collège datant de 1913, le musée des traditions populaires présente meubles, costumes, instruments agricoles, ustensiles de ménage et autres objets traditionnels. Il a été créé en 1987. La fontaine sur la Place de la mairie.
A gauche de l'église, un artiste local est l'auteur du monument célébrant l'abolition de l'esclavage Le monument aux morts est visible  place Raymond Félix-Théodose, maire de 1977 à 1985
Après la seconde guerre mondiale, la culture de la canne est progressivement remplacée par celle de la banane. Aujourd'hui Le Saint Esprit produit aussi légumes vivriers et agrumes.
Installé dans une cuvette, Le Saint Esprit a, par le passé, été inondé plusieurs fois, obligeant ses habitants a déplacer églises et maisons sur des terrains moins humides. Au début de la colonisation, la fièvre jaune (mal du Siam) sévissait dans la région, de même que le choléra et la fièvre typhoïde. Au XIXème siècle, une épidémie de variole (petite vérole) y fut particulièrement meurtrière.  La source Caraïbe est située au Morne Babet. Les habitants l'appelle Trou Goulot. C'est une source au pied de laquelle a été taillée à la main une vasque rectangulaire, qui reste un mystère pour les archéologues. Elle serait l'œuvre des Caraïbes, fuyant le littoral à l'arrivée des premiers colons ou celle d'esclaves agissant sous les ordres d'un maître  PAGE EN TRAVAUX
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