L'îlet Chancel

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L'îlet Chancel est un des neuf îlets qui  parsèment la baie du Robert. Avec ses 2 km de long et ses 850 m de large, c'est le plus grand îlet de la Martinique. On peut s'y rendre depuis la Pointe Savane en yole de pêcheurs ou en kayac. En 1632, les Caraïbes le cédèrent à Madame Du Parquet qui le nomme "îlet Monsieur".  Pour s'y rendre, son propriétaire n'avait qu'un petit bras de mer à franchir. Il déposait son attelage à l'écurie au bout de la Pointe qui pris le nom de Pointe l'Écurie. A sa mort, les héritiers de Du Parquet firent don de l'îlet aux Dominicains. Plus tard, Dubuc de Ramville en fit l'acquisition, créant une habitation sucrerie et une poterie. L'îlet change de nom pour devenir l'îlet Ramville avant d'adopter sa dénomination actuelle lors de son achat par M de Lagrange-Chancel. En 1891, un cyclone ravage les bâtiments et la famille Lucy de Fossarieu, alors propriétaire, est décimée, écrasée sous les décombres. Un seul enfant est retrouvé vivant. Aujourd'hui, un pêcheur habite en permanence sur l'îlet. Une raie léopard et une raie pastenague faisaient partie des prises du jour.
Malgré sa petite surface, "environ une lieue de tour" selon le Père Labat, l'îlet Ramville est dès le XVIIème siècle planté en canne à sucre. La présence d'une sucrerie est encore visible.
Le père Labat, visitant l'îlet  en 1694, écrit : "J'en fis le tour, ...la terre me parut bonne et propre à tout ce qu'on voudrait y cultiver quoiqu'il n'y ait ni ruisseau, ni fontaine. Il est vrai qu'on peut y remédier par des citernes ou des fosses pour conserver les eaux de pluie pour les bestiaux"
Le four à chaux produisait la chaux nécessaire à la préparation du sucre et à la construction. La chaux était obtenue en brûlant les coquillages et les coraux nombreux autour de l'îlet. La poterie servait à fabriquer des formes à sucre. l'argile manquante était expédiée depuis Nantes et Rouen. Les formes recevait le sucre "terré" non raffiné moins taxé que le sucre blanchi.  C'est dans ce cachot qu'étaient enfermés les esclaves punis. Sa hauteur ne permettait pas de s'y tenir debout
Sur l'îlet vivent quelques iguanes de l'espèce endémique des Petites Antilles "Iguana delicatissima". Ils sont strictement protégés et ne doivent pas être confondus avec l'espèce "Iguana iguana" ou iguane commun, que l'on trouve en Guyane et dont quelques spécimens habitent au Fort Saint Louis. Ces derniers sont les anciens pensionnaires d'un zoo qui avait été installé dans l'enceinte du fort au début du siècle. Non originaires de l'île, ils doivent rester strictement casernés chez les militaires sous peine de voir les deux espèces se mélanger et provoquer la disparition en Martinique de l'iguane des Petites Antilles et l'apparition d'une espèce hybride comme en Guadeloupe et aux Saintes.
La Vierge des marins sur les hauteurs de l'îlet. Bois campêche Une mare et la vue sur la Caravelle
La vue côté côte ... ... et côté atlantique
La végétation sèche avec le frangipanier et ses superbes fleurs odorantes
L'ancienne piste d'atterrissage fermée dans les années 60 pour cause de trafic. Un nid d'ortolan
Pierre "croûte de pain" typique Figuier de Barbarie Herbe citronnelle 

L'Îlet La Grotte fait face à la plage du Trapèze. De forme allongée et conique, il est constitué d'un bas plateau et d'un morne convexe entouré de falaises relativement abruptes. Une petite plage de sable blanc attire de nombreux plaisanciers en fin de semaine. Sur l'îlet, on trouve le mûrier pays, une espèce végétale rare.

Tout à une fin et il faut renter sur le "continent"

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