La place de la Savane

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Oasis de verdure au cœur de la ville embouteillée, la place de la Savane commence au pied du fort Saint-Louis et finit rue de la Liberté. La Savane cache toujours dans sa partie sud appelée Bois de Boulogne, les murs avancés à terre du fort Saint-Louis dont elle fut la place d'armes, désignée tour à tour Champ de manœuvres et Esplanade. A sa vocation militaire entre fort et ville naissante, s'adjoignit celle de Jardin du roy où bien des plantes  furent acclimatées avec succès. Jadis agrémentée d'un kiosque à musique et d'une terrasse de café sur la rue de la Liberté, elle fut un lieu légendaire de promenade et de rendez-vous avec même une allée des Soupirs. Elle accueillit les cortèges du carnaval, les grands vidés de fêtes ou d'élections, les exhibitions sportives, les premiers matches de football et la Maison des sports, disparue en 1984, à la fois temple sportif et tribune politique, et même siège provisoire du premier conseil général après la départementalisation de 1946. Le soir, des camions et des tentes attendent les amateurs de grillades. Mais le jardin public qu'est la Savane a perdu depuis longtemps sa réputation de tranquillité. Il nécessaire dans ses abords de prendre les précautions d'usage contre les voleurs à la tire et les marginaux. La municipalité actuelle s'est donnée pour objectif de regagner le lieu pris la nuit par les dealers et autres délinquants pour refaire de la Savane le point de rendez-vous et de promenade des Foyalais.
Des carbets proposent des objets d'artisanat aux touristes  Le forum Frantz Fanon Fortification avancée du Fort Saint Louis
Pierre Belain d'Esnambuc (1585-1637) Issu d'une noble famille de Normandie, il prend la mer à l'age de 18 ans pour chercher fortune.En 1625, Pierre Belain d'Esnambuc conduit des colons français sur l'île de Saint Christophe (Saint-Kitts).  Le 15 septembre 1635,  il débarque sur la côte nord-ouest de la Martinique et prend possession de l'île au nom du roi de France.  Sur le lieu de son débarquement, à l'embouchure de la Roxelane, il construisit le fort Saint-Pierre, origine de la ville de Saint-Pierre. Le fondateur de la colonie française de la Martinique meurt à Saint Christophe en 1637.
Palmiers royaux, hibiscus, tamariniers, bougaivilliers, frangipaniers, fromagers ornent la savane
De l'autre côté du  boulevard Alfassa, se trouve l'embarcadère où accostent les vedettes qui desservent la Pointe-du-Bout, l'Anse Mitan et l'Anse à l'âne.
Dans une contre-allée s'élève la statue en marbre de Carrare de l'impératrice Joséphine, native de l'île. En effet c'est au domaine de la Pagerie, aux Trois-Îlets que vit le jour Marie Josèphe Rose Tascher de la Pagerie (1763-1814) qui devait devenir l'épouse de Napoléon 1er. Elle est l'œuvre du sculpteur  Vital Dubray et a été offerte en 1859 aux Martiniquais par Napoléon III.  Durant l'été 1993, la statue a perdu la tête, peut être décapitée pour avoir incité, comme cela se dit,  Napoléon à rétablir l'esclavage en 1802. Elle fait, aujourd'hui, toujours l'objet de gestes hostiles.

L'impératrice Joséphine

FRANTZ FANON (1925-1961)

Né à fort de France, ce médecin psychiatre martiniquais rejoignit la révolution algérienne en 1957 après avoir dénoncé en 1952la violence culturelle du colonialisme dans son premier essai "Peau noire, masque blanc" ( Le seuil). Il fut ambassadeur du gouvernement provisoire de la république algérienne au Ghana jusqu'à sa mort en 1961, de leucémie. Son dernier livre, les Damnés de la terre connut dès sa parution en 1961, un succès mondial en s'imposant comme un grand texte du tiers-mondisme.
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Domaine de La Pagerie