Fort de France

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Première ville des Antilles françaises par l'importance de sa population (environ 100 000 habitants), siège de la Préfecture et du Conseil Régional de la Martinique, elle s'est d'abord appelée Fort-Royal, puis pendant quelques mois en 1793 Fort-la-République. L'agglomération s'est développée entre la pointe du fort Saint-Louis et la rivière Madame, avant de s'étendre sur les mornes qui l'entourent et en direction du Lamentin vers l'est et de Schœlcher vers l'ouest.

Un peu d'histoire : Dès 1640, le gouverneur Jacques Du Parquet s'était aperçu que le site de l'actuel fort Saint-Louis, ouvrant sur le Cul-de-Sac-Royal, offrait de nombreux avantages. Il y fit construire un fortin, puis un bassin de carénage où les navires pouvaient être réparés. La petite agglomération qui s'était constituée à proximité du bassin eut du mal à s'étendre. En effet, l'emplacement actuel du centre ville était un véritable marécage. 

  La flotte française n'étant pas à l'abri dans la rade de Saint-Pierre, le marquis de Baas, premier gouverneur général des Antilles, décida de construire une ville à côté du fort. En 1676, il y transporta sa résidence personnelle amorçant l'essor de la ville. Son successeur le conte de Blénac, obtint l'autorisation de transférer la capitale ainsi que les magasins royaux de Saint-Pierre à Fort-Royal . Les travaux de drainage et d'embellissement se poursuivirent au cours du XVIIIème siècle  mais Fort-Royal demeurait encore une modeste bourgade vivant dans l'ombre de Saint-Pierre. La croissance de la cité fut sans cesse entravée par des cataclysmes : en 1724, une inondation, en 1762, une épidémie de fièvre jaune, en 1766, un cyclone, en 1771, un tremblement de terre,...A deux reprises, la ville tomba sous occupation anglaise (1762 et 1809). Après la catastrophe qui détruisit Saint-Pierre, Fort de France qui n'était qu'une petite ville d'une dizaine de milliers d'habitants connut une forte explosion démographique. Elle s'est dès lors imposée comme capitale économique et culturelle de l'île.

Le port de commerce dans la baie des Flamants qui doit son nom aux premiers colons hollandais. Le trafic est constitué par les importations des produits en provenance de la métropole et l'exportation de bananes. Depuis 2004,  son activité s'est déplacée vers le nouveau site de la pointe des Grives

Le front de mer en cours d'aménagement et de nouveaux bâtiments s'élèvent peu à peu. Sur le boulevard Alfassa, se trouvent les embarcadères où viennent accoster les vedettes rapides qui traversent la baie. Un service régulier de navettes conduit les passagers jusqu'à la marina de la Pointe-du-Bout , à l'Anse Mitan ou à l'Anse à l'Âne de l'autre côté de la baie de Fort de France, sur la commune des Trois-Îlets. En une demi-heure de traversée, on rejoint cette zone touristique où s'élèvent de nombreux hôtels. 
La plage des Français et la baie des Flamands protégée par le Fort Saint-Louis. La baie doit son nom aux juifs Hollandais chassés du Brésil que les gouverneurs Du Parquet et de Baas ont eu l'opportunisme d'accueillir. Ils détenaient en effet quelques secrets dans le raffinage du sucre.
La cathédrale Saint Louis a été inaugurée le 2 juillet 1895. Son armature métallique lui a permis de résister aux cyclones et tremblements de terre La statue de Victor Schœlcher devant l'ancien Palais de justice a été taillée dans du marbre de Carrare par le sculpteur Marquet de Vasselot La fontaine Gueydon a été construite entre 1854 e 1856 sur ordre du gouverneur du même nom pour alimenter la ville en eau potable

La rivière Madame et le canal Levassor. Les rivières qui encadrent le centre de Fort de France porte le nom de Monsieur et Madame en l'honneur de Du Parquet, gouverneur puis propriétaire de la Martinique de 1636 à 1658, et de sa femme. Les pêcheurs peuvent remonter le canal jusqu'au marché aux poissons.

Le grand marché offre aux touristes le dépaysement attendu dans un batiment reconstruit en 1989 dans un style prôche de celui érigé en 1901 par Henri Picq.
Fort  Desaix sur les hauteurs, construit après le départ des Anglais en 1763 pour améliorer les défenses de la ville. Il abrite aujourd'hui  le commandement supérieur des Antilles-Guyane et le 33ème RIMA La Préfecture est l'ancienne maison du Gouverneur de la colonie construite en 1925
L'ancien Palais de justice. Reconstruit en 1906 suite à un incendie qui a ravagé l'ancien bâtiment, il a été inauguré en 1907 par le governeur Charles Lepreux.Il est aujourd'hui devenu le centre Camille Darsières. La construction de l''ancienne mairie a débutée en 1884 sur les ruines d'un hospice civil. Elle s'est terminée en 1901 après avoir connu un incendie (1890) et un cyclone (1891). Les armes de la ville comprennent la devise "Semper Francia". Le maire Antoine Siger y a été assassiné en 1908 en pleine élections municipales. Il abrite aujourd'hui le théâtre, les services municipaux ayant été transférés dans le nouvel Hôtel de ville en 1980.
 

Le musée régional d'histoire et d'ethnographie, installé dans une maison bourgeoise datant de 1887, a été ouvert en 1998. Il présente une riche collection sur l'esclavage, des constunes, bijoux et mobiliers créoles.

 
La bibliothèque Schœlcher expédiée pièce par pièce depuis Paris a été montée en 1893. Elle est l'œuvre de l'architecte Henri Picq. La place de la Savane est un jardin public de 5 ha qui abrite de belles espèces végétales tropicales. La municipalité tente d'en refaire un lieu de promenade et de rendez vous en la rendant plus sûre. Le musée départemental d'Archéologie précolombienne et de Préhistoire a été installé en 1971 dans l'ancien bâtiment de l'intendance militaire construit en 1898
Le lycée Schœlcher, fleuron des établissements scolaires de la Martinique qui a vu passer Aimée Césaire comme élève et professeur et bien d'autres Martiniquais célèbres (F. Fanon, E. Glissant, R. Confiant,...) est aujourd'hui dans un état de délabrement difficilement acceptable. 
Fort de France, c'est aussi tous ses quartiers, des plus populaires comme Trenelle et Texaco jusqu'au plus huppé, Didier.
La bibliothèque Schœlcher
Le musée départemental
Les quartiers de Fort de France