Diamant

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 La commune du Diamant  tient son nom du dôme volcanique qui émerge de 175 m des eaux du canal de Sainte-Lucie. La présence des Caraïbes est attestée par le résultat des fouilles archéologiques entreprises sur la plage de Dizac. Vers 1660, une agglomération s'était déjà formée sur le site actuel du bourg. Autour de son église, on cultivait la canne, le maïs et le coton. Quartier prospère, le Diamant avait un rendez-vous capital avec l'histoire à la maison du Gaoulé, alors habitation Bourgeot au quartier O'Mullane. En effet, en 1717, les habitants manifestèrent la première rébellion ouverte contre la tutelle métropolitaine. Avec ses 4km de sable blanc bordée de cocotiers et de raisiniers, la plage du Diamant est la plus longue de la Martinique. Malgré sa beauté, elle reste peu fréquentée à cause de la forte houle et de courants violents qui entraînent vers le large . C'est à son centre, au lieu-dit Dizac, qu'elle est la plus agréable. Le bourg s'étend le long de la plage dans toute sa partie Est. Quelques quartiers occupent les hauteurs, Chalopin, Morne Pavillon, Morne blanc. En s'y rendant on découvre un panorama unique sur la baie du Diamant et le morne Larcher. La pointe de la Cherry et surtout le quartier neuf de la Dizac, sous la poussée de la défiscalisation de 1986, offrent des structures hôtelières qui métamorphosent la commune tranquille d'hier en pôle touristique majeur de l'île.

 Le village avec ses jolis cases en bois a servi de cadre au roman de Joseph Zobel, "Diab'là". L'auteur y évoque la vie traditionnelle des pêcheurs et des agriculteurs se retrouvant devant un verre de rhum ou une partie de dominos, entre les deux guerres.  La première église du XVIIème siècle ayant été détruite par le cyclone de 1817, la construction d'une nouvelle église d'inspiration baroque débute en 1829. La charpente a été refaite en 1983 par les compagnons de France.
L'espace muséographique Bernard David présente l'histoire du Diamant grâce à la collection archéologique léguée par le prêtre Bernard David spécialiste des Amérindiens. Le superbe ponton construit à grand renfort de fonds européens qui sert plus aux pêcheurs à la ligne qu'à l'accostage des navettes maritimes

Sur la côte, face au rocher, l'étrange maison du bagnard a été construite dans les années 1960 par Médard ARIBOT, fils d'un Congolais et d'une Martiniquaise, accusé (injustement) du meurtre du colonel Coppens lors des élections sanglantes de mai 1925 et condamné à 15 ans de travaux forcés à Cayenne en 1925.  A son retour en 1953, cet artiste illettré vit son talent de sculpteur sur bois, façonnant des meubles et des objets décoratifs. Quelques mètres plus loin, se trouve le mémorial de l'Anse Cafard Le Morne Larcher appelé aussi "la femme couchée" : cette randonnée relie Petite Anse à l'Anse Cafard en 1H30. Elle traverse une Forêt sèche à ti-baume et bois d'inde et offre une superbe vue du rocher du Diamant et du Sud de l'Île de Sainte Lucie. 
Le Diamant : Ce rocher solitaire a donné son nom au bourg qui lui fait face à 5 km sur la côte. Couvert de broussailles et de cactus, ce mystérieux bloc volcanique a un passé aussi glorieux qu'étonnant. Il doit son nom à sa ressemblance avec les facettes d'une gigantesque pierre précieuse.
Un peu d'histoire: Le Gaoulé
A 3 km du bourg du Diamant, un chemin mal indiqué mène à l'habitation O'Mullane, plus connue dans l'histoire de la Martinique sous le nom de la "maison du Galoué". En 1717, le gouverneur Antoine de La Varenne et l'intendant Ricouart d'Hérouville représentants du Roi de France sont envoyés à la Martinique pour mettre fin au commerce illégal du sucre avec les îles voisines et interdire la création de nouvelles sucreries. Mais ils sont confrontés à la colère des Grands Blancs de la Martinique (colons) qui voient leurs intérêts menacés. Ils étaient mécontents de l'exclusif royal qui leur faisait obligation de ne commercer qu'avec la France. 
Lors d'une tournée d'inspection dans la région, ils sont invités à un banquet à l'habitation Bourgeot, aujourd'hui habitation O'Mullane. A l'issue du repas, ils auront la surprise de se voir séquestrés par une centaine de colons furieux avant d'être embarqués de force à l'Anse Latouche sur un navire en partance pour la France. Cette révolte des planteurs martiniquais contre le pouvoir royal a pris le nom de Gaoulé, terme d'origine inconnue, désignant une revendication chahuteuse et musclée. Aujourd'hui la maison du gaoulé est une résidence privée et habitée
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Rocher du Diamant