La Trinité

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A 30km de Fort de France, située au fond d'une baie bien abritée, à l'entrée de la presqu'île de la Caravelle, la sous préfecture du nord de la Martinique a le visage d'une petite ville dynamique avec toutes ses structures collectives et son nouveau centre d'affaires Le Galion. L'essor de La Trinité date de 1678, quand le gouverneur Blénac fit construire une route pour la  relier à Fort Royal (Fort de France). Dès 1692, elle fut choisie comme  résidence d'un lieutenant du roi. La Trinité devint alors un port prospère et actif voué au commerce du coton, du cacao et surtout du sucre. Dernier témoin de cette époque la sucrerie du Galion située entre le Robert et La Trinité.  Son nom vient tout simplement de la réunion des trois quartiers qui la composaient jadis. Aujourd'hui, le bourg s'étale sur 4 577 Ha et compte 10300 trinitéens environ.
La mairie abrite une peinture représentant le bourg du peintre Jules Marcillac,  commandée par le Conseil municipal en 1934 dans la perspective de la commémoration du tricentenaire du rattachement de la Martinique à la France. Le peintre a été enterré à Bellefontaine L'Eglise de la Sainte Trinité a été achevée en 1710. Elle se démarque du plan rectangulaire simple de l'époque, en effet le maître autel est accompagné par deux autels latéraux. En 1930, son clocher est surmonté d'un minaret. Le gouverneur Jean Baptiste ALBERTI est un des rares métropolitains avec Schœlcher et d'Esnambuc à avoir droit à une statue sur l'île. Il avait pour Trinité des projets de grand port qui n'ont pas résisté face aux ambitions de Fort de France. le buste a été inauguré en 1942.
Le monument aux morts Le bourg possède une très belle promenade le long du front de mer.
La baie vue du ciel A 400 m au sud du bourg, la plage des Raisiniers est assez jolie mais la qualité des eaux reste discutable. Au fond l'Îlet Saint Aubin
Pêche à la senne sur la plage de Trinité 
Le temple hindou qui se trouve sur l'Habitation du Galion est une ancienne citerne d'eau. Son histoire est singulière : au cours d'une période de grande sécheresse, qui remettait en cause toute la récolte, le prêtre indien aurait organisé avec l'accord du propriétaire, une cérémonie destinée à provoquer la pluie. L'averse serait arrivée et en retour les 470 travailleurs indiens auraient obtenu ce lieu pour y pratiquer leur culte. L'usine du Galion : entre le Robert et La Trinité, au milieu des champs de canne, se trouve l'usine du Galion, dernière usine à sucre en activité de la Martinique. Créée en 1865 par Eugène Eustache, elle doit son nom à la toute proche baie du Galion, où mouillaient de nombreux bateaux espagnols qui venaient se ravitailler en eau potable. Depuis l986, l'usine du Galion a été rachetée par la SAEM, qui s'est donné comme objectif l'autosuffisance de l'île en sucre. Elle couvre pourtant à peine les besoins en sucre de l'île avec une production de 8000 tonnes de sucre. Elle fonctionne de février à juillet, emploie près de 150 personnes et fabrique également un rhum industriel très parfumé, le Grand Arôme. Bien que pesant lourdement sur les collectivités locales, car peu rentable, elle permet de maintenir artificiellement un secteur encore important de l'emploi.
L'habitation Spoutourne : les Dubuc, grande famille de Trinité ont habité ce lieu. A quelques mètres de la base de loisir de l'anse Spourtoune on peut voir les ruines de l'habitation
A la sortie du bourg, la route mène à Tartane, petit village de pêcheurs,  et à la presqu'île de la Caravelle qui s'étend sur une dizaine de kilomètres de long et sur un kilomètre de large. C'est un des plus beaux endroits de la Martinique, surtout dans sa partie extrême, à la hauteur de la baie du Trésor et des ruines du Château Dubuc.
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