La Démarche - Plateau de la Concorde

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A quelques kilomètres de Fort de France, sur la commune de Schœlcher, la randonnée vers le plateau de la Concorde offre de belles vues sur la plaine du Lamentin, la mer des Caraïbes et les Pitons du Carbet. C'est aussi, l'occasion de traverser la forêt humide ou forêt hygrophile et sa végétation luxuriante
La vue sur la mer des Caraïbes et la baie de Fort de France qui s'offre au randonneur en début de parcours.
Quelques agriculteurs ont installés leur jardin dans le coin, avec ignames, choux de chine, pois et volailles
Le fruit de l'Icaquier : la prune Zicak
Piton Dumauze (1109 m) Piton Lacroix (1196 m)
Nénuphars au milieu d'une mare Le balisage du sentier 
Le parcours ne présente pas de difficultés particulières mais comporte néanmoins de nombreuses montées et descentes parfois glissantes
Tout au long du sentiers, des orchidées, dont certaines endémiques de la Martinique squattent les arbres géants. Elles sont protégées et ne doivent en aucun cas être ramassées. 
Quelques graines qui jonchent le sol et prêtes à germer
Le Gommier Blanc est une espèce caractéristique de la forêt humide. La moindre blessure sur son tronc laisse s'écouler une gomme blanche à forte odeur de bonbon.. Celle ci peut être récoltée pour servir comme encens ou pour la confection de torches. Excellent bois de charpente, il a servi à la fabrication de bateaux dès les premiers temps de la colonisation. Les indiens Caraïbes l'utilisaient aussi pour leurs pirogues. Il a d'ailleurs donné son nom à une embarcation de pêche typique de la Martinique. Son exploitation intensive a failli le faire disparaître. Déjà en 1665, les plus beaux spécimens avaient disparus entraînant une dégénérescence de l'espèce. Ses petites graines noires haut perchées sont très appréciées des oiseaux, notamment des ramiers.
Chasse aux ramiers par le père LABAT : "Les graines des bois d'Inde, qui étaient mûres, avaient attiré une infinité de ramiers, car ces oiseaux aiment passionnément ces graines; ils s'en engraissent à merveille et leur chair en contracte une odeur de girofle et de muscade tout à fait agréable. Nous nous rendîmes sur les sept heures dans un endroit où il y avait beaucoup de ces arbres, nous y trouvâmes une feuillée sur le bord d'un ruisseau où l'on avait mis le vin à rafraîchir. A cinquante pas sous le vent de cet endroit, on avait établi la cuisine, avec une ample pile de bois qui fut réduite en charbon pour les besoins des chasseurs. C'était sous ces arbres où, étant assis et en causant, nous entendions les ramiers sur nos têtes, voyions tomber à nos pieds les graines qui leur échappaient ou qu'ils égrainaient en mangeant.

  Alors, sans autre fatigue que celle que nous avions eue à nous transporter sur le lieu, nous en tuions à discrétion, et nous avions le plaisir de les voir tomber devant nous sans que plusieurs coups de fusil que l'on tirait sur un même arbre pût les obliger à s'envoler; ils se contentaient de sauter d'une branche à l'autre en criant et regardant tomber leurs compagnons. Car quand ces oiseaux sont gras, ils sont extrêmement paresseux, et il faut pour ainsi dire du canon pour les faire changer de domicile. Le plaisir de cette chasse est que chaque chasseur plume son gibier, le fend par le milieu, l'enfile diagonalement dans une brochette, c'est-à-dire d'une cuisse à l'aile opposée, plante sa brochette en terre devant le feu, le tourne et le fait cuire comme il juge à propos, sans employer d'autre chose qu'un peu de sel et un jus de citron ou d'orange. Le ramier veut être mangé demi cuit, et pour ainsi dire encore tout saignant. C'est une erreur que les médecins ont introduite dans le monde de manger la plupart des viandes tellement cuites, rôties ou bouillies qu'elles n'ont presque plus rien de leur suc. Les Anglais, Écossais, Irlandais, Américains et autres peuples du Nord sont d'un meilleur goût, ils n'ont garde de laisser consommer par le feu le suc de leurs viandes, ils ne leur donnent de la cuisson qu'autant qu'il est nécessaire pour aider la chaleur naturelle et le ferment de l'estomac à les digérer plus aisément; aussi voyons-nous qu'ils sont ordinairement plus gros, plus gras, plus forts et plus grands que ceux qui ne vivent que de viandes tellement bouillies qu'elles ne ressemblent plus qu'à de la filasse, ou rôties à un point que sans le lard qui les couvre, ou la sauce dont on les arrose, elles n'auraient guère plus de saveur que les charbons."

Au milieu des géants verts
Les plantes épiphytes vivent en symbiose avec les autres végétaux. Elles ne les parasitent pas en suçant la sève de leur hôte mais profitent seulement du gîte. Les plus remarquables sont l'ananas bois, le philodendron géant (Philodendron giganteum) et la liane ailes de mouche (Asplundia rigida).
C'est aussi le royaume des fougères et des plantes aux feuilles géantes comme ici celles d'un arôme sauvage
Le Magnolia ou Bois Pin est un arbre de la forêt humide. Ses fruits évoquent la pomme de pin.
Le plateau de la Concorde et sa très belle futaie
Le sentier balisé pour rejoindre les pitons du Carbet Le Piton Daumaze Vers la Médaille
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