Anse Céron

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Au delà du Prêcheur et du quartier de l'Anse Belleville, la route passe devant l'habitation Céron, halte historique et culinaire. Une belle allée de cocotiers géants vous mène alors vers la plage de sable noir de l'Anse Céron. Si vous continuez, vous arrivez à la dernière plage accessible en voiture l'Anse Couleuvre. Les côtes du Prêcheur furent colonisées par les Français dès 1635. Les vaisseaux qui arrivaient d'Europe par le canal de la Dominique souvent agité, y trouvaient des eaux calmes. Un mouillage est indiqué à l'Anse Céron sur la carte de Jefferys datant de 1775. Une chapelle y était dédiée à Sainte Croix.

Le paysage accidenté et le sable noir rappelle que la Montagne Pelée n'est pas loin. Du fait de leur caractère exceptionnel, la vallée de l'Anse Céron ainsi que celle de l'Anse Couleuvre, sa voisine, ont été classées Zone Naturelle d'Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique. Elle est l'unique exemple dans les Petites ANtilles, d'un continuum entre la pelouse sommitale de la Montagne Pelée et la forêt tropicale xérophile du bord de mer, en passant par la forêt tropicale humide et mésophile. On y compte plus de 100 espèces arborescentes. Cette forêt abrite une faune peu courante en Martinique, tels l'iguane des Petites ANtilles, la couresse (couleuvre) et le Dynaste (scarabée).

Des cocotiers géants bordent la RD10 formant une superbe allée rappelant l'Allée Dumanoir en Guadeloupe
La plage et l'arrière plage ont fait partie des 50 pas géométriques avant d'être incorporées en 1982 au domaine privé de l'État avec gestion par l'Office National des Forêts. Avec son aire de pique nique, la plage attire de nombreuses familles martiniquaises le dimanche. Elle est littéralement prise d'assaut pour Pâques où l'on y vient pour déguster le matoutou de crabes. Au loin l'îlet la Perle, deuxième rocher de la Martinique. En 1887, l'abbé Berteaud y plaça une croix jubilaire.
L'agriculture était jadis, l'activité principale de ce quartier. On y cultivait le pétun (tabac) et les cultures vivrières. La canne à sucre fit son apparition très tôt. En 1658, on signale à l'"Anse du Séron", une importante sucrerie, l'une des toutes premières installées en Martinique. Aujourd'hui, un champ de gombos longe l'allée de cocotiers qui mène à la plage.
En 1840, l'Habitation Anse Céron commença à distiller la canne pour donner le rhum "Albert" du nom du propriétaire de l'époque. Aujourd'hui cette Habitation a été restaurée et elle accueille un restaurant. La visite vaut le détour. la table aussi.
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