Morne Rouge

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A 450 m d'altitude, sur les contreforts de la Montagne Pelée, le Morne Rouge n'était à l'origine que le quartier "des étages" de Saint-Pierre. Les premiers colons formaient une aristocratie en bord de rivage et sur les premières" hauteurs ", laissant aux suivants le soin de travailler les terres de l'intérieur, plus difficiles et plus facilement offertes aux incursions des derniers Caraïbes rejetés vers la côte atlantique. C'est ainsi que l'habitation du Réduit, fortifiée d'une batterie, tomba dès le XVIIème siècle pour son grand bonheur et celui de la colonie, entre les mains des nouveaux venus d'alors, des juifs chassés du Brésil. On leur doit vraisemblablement autant pour la culture du cacao que pour l'organisation des plantations et l'impulsion des techniques modernes de culture de la canne à sucre. Le quartier se développa s'affirmant de plus en plus comme station climatique et lieu de résidence pour les bourgeois fortunés de Saint-Pierre. Beaucoup de belles maisons existaient jusqu'au début du siècle autour de ce village-rue longeant le contrefort est de la Montagne. Détachée de Saint Pierre en 1889, la cité péléenne devait vivre alors une série de catastrophes naturelles, un cyclone dévastateur en 1891 et deux éruptions de la Montagne Pelée en 1902 et en 1930.
La rue principale et la Place du 22 mai 1848, date de l'abolition de l'Esclavage en Martinique. Plus loin, sur la place Julien Catayée se trouve, depuis 1994, l'œuvre du sculpteur Arman (Armand Pierre Fernandez 1928-2005) intitulée "Larmes de fonte". Elle pèse 3 tonnes pour 2,56 m de haut.
La mairie du Morne Rouge abrite une particularité : une Marianne noire
L'église de Notre Dame de le Délivrande Le monument aux morts Le stade
Comme Saint-Pierre, Morne-Rouge vit au pied de la Pelée et a été elle aussi une ville martyr: déjà détruite par le cyclone" de 1891 alors que la commune n'avait même pas atteint trois ans d'existence, elle subit l'horreur du 30 août 1902, seconde éruption de la Montagne Pelée où disparurent 1500 personnes. La commune connut à nouveau la peur en 1930 et fut évacuée. Un monument à la mémoire des victimes du volcan a été érigé à la sortie du bourg en direction de l'Ajoupa Bouillon.
Tournée vers la nature, la cité péléenne possède une maison du volcan, la pépinière des jardins d'Estripaut au quartier La Propreté, et surtout la plantation d'anthuriums Mac Intosh créée en 1978 sur le morne Jacob. La commune héberge aussi l'usine Chanflor, au pied du morne Parnasse, où l'eau de la Montagne Pelée est mise en bouteille et une conserverie d'ananas Morne-Rouge est le point de départ de plusieurs belles classiques pour les marcheurs: l'ascension de la Montagne Pelée par l'Aileron, la belle Trace des Jésuites et les randonnées du morne Jacob.
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