Marigot

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Érigé en paroisse en 1663, puis en commune le 11 janvier 1889 après son détachement d'avec Le Lorrain, Le Marigot fut appelé ainsi à cause d'un terrain marécageux qui s'y trouvait, à l'embouchure de la rivière du Lorrain au "Macé".  L'important gisement arawak de "Duhaumont" a fait considéré l'endroit par le père Pinchon, historien et archéologue, (1913-1980) comme "véritable capitale des peuples précolombiens". Mais malgré les traités de paix, les colons chassèrent, très tôt, les indiens Caraïbes pour s'installer dans cette région au fort potentiel agricole. Jean Baptiste Jaham de Vert Pré, capitaine des milices y construisit son habitation et en 1678, Marigot comptait déjà 200 habitants blancs. Dans la nuit du 14 au 15 octobre 1687, les Anglais ont essayé d'y débarquer pour voler des esclaves mais sans succès. Aujourd'hui Marigot s'étend sur une superficie de 2163 hectares et compte environ 3685 Marigotins. Comme pour les communes avoisinantes, c'est la banane qui est le moteur de l'activité en remplacement de la canne à sucre.
Le bourg a été ravagé par le cyclone de 1840 et il fallut huit ans pour restaurer le clocher, le presbytère et l'école. Il est maintenant bâti autour de la baie de Fond d'OR. En 1923, selon les souhaits du Conseil municipal, le Marigot s'appela Fonds d'Or mais repris sa première appellation en 1926. Le premier maire du Marigot, en 1889 se nommait Alexis Marie Emmanuel ANICET. Le plus célèbre reste Michel RENARD, le "sheriff du Marigot" plus jeune maire de France en 1947. Il garda la mairie jusqu'en 1995 sous des étiquettes les plus extrêmes de communiste à RPR.
Les monuments en l'honneur des 29 Marigotins morts durant la Grande guerre L'église Saint Pierre Saint Paul et le presbytère ont été détruits à maintes reprises par les cyclones et les intempéries depuis 1687, date de construction du premier édifice par le révérend Pierre Paul.

La pêche est destinée à la consommation locale. 

 En 1908, Guillaune Assier de Pompignan, administrateur de l'usine du Lorrain fait construire un appontement muni d'une voie ferrée pour faciliter l'acheminement des marchandises entre l'usine et les embarcations. Les camions puis la fermeture de l'usine provoqueront la désaffection de cette ligne. L'appontement sert aujourd'hui de lieu de promenade.
Fondée en 1889 par Guillaume Assier de Pompignan, l'usine du Lorrain deviendra propriété de la famille de Léon Bally pendant près de 40 ans. Elle se situait à environ 3 km du bourg du Marigot, sur les terres de l'Habitation Lagrange.  L'usine disposait d'un réseau interne de voies ferrées interne et un autre desservant les autres habitations. Son implantation joua un rôle considérable dans le développement économique et social de la région. Au 150 ouvriers qui y travaillaient régulièrement s'ajoutaient un grand nombre de familles que l'usine faisait vivre indirectement (commerces,...). La première guerre mondiale fut incontestablement une période faste pour le rhum et les producteurs feront d'énormes bénéfices. Comme partout en Martinique, l'usine du Lorrain connaîtra une croissance de sa production qui passera de 662 000 litres à 705 600 litres entre 1917 et 1919. Dernière distillerie de la commune, elle devait fermer en 1953. Ses ruines sont visibles à l'entrée de l'Habitation Lagrange.
L'Habitation Lagrange transformée en Hôtel Restaurant de luxe L'allée des palmiers vers la mairie  Les cimetières peuvent devenir des maternités à moustiques
Quartier Crochemore : La postérité a retenu le surnom de cet habitant profondément anticlérical et bien mal nommé Pierre Labbé. Situé non loin du Lorrain, ce quartier offre de superbe points de vue sur la campagne environnante. Pierre Labbé dit Crochemore, était dieppois et épousa une riche veuve. Libertin, il ne ratait pas une occasion de ridiculiser les religieux. Le père Imbert, qui s'installa à Grand Anse en 1704, ne tarda pas à subir ses assauts mais comme étant donné l'importance du paroissien, il dut fermer les yeux sur ses offenses. Le Père Labat nous relate cette chronique de 4 siècles :"Page en travaux"
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