Grand-Rivière

Accueil Remonter

A 61 km de Fort de France, à l'extrême nord de l'île, ce village perdu, implanté au milieu d'une minuscule plaine côtière, a des allures de bout du monde. On y accède par une seule route étroite et sinueuse tracée à flanc de montagne, côté Atlantique. Nulle part la nature n'apparaît définitivement domestiquée.  Apprécié des indiens Caraïbes pour sa proximité avec l'île de la Dominique, le lieu a très vite été colonisé par le Français avec notamment l'installation des Jésuites. Cependant, le bourg ne connut pas un développement rapide. La région étant propice à la culture du cacao, quelques habitations prospérèrent dès le XVIIème siècle, cultivant la canne à sucre sur les parties basses et le cacao sur les mornes. En 1852, le hameau, dépendant de Macouba acquiert une certaine autonomie avec l'établissement d'une gendarmerie avant d'être érigé en commune par le décret du 19 avril 1888. Mais son isolement fait peser sur la commune les dangers du dépeuplement. Grand-Rivière a perdu en 20 ans le quart de sa population qui compte aujourd'hui moins d'un millier d'habitants.
La route traverse d'immenses champs de bananes et d'ananas et on devine ça et là de vieilles habitations, en ruine comme l'Habitation  Perpigna à la sortie de Macouba, ou toujours en activité comme l'Habitation Potiche sur la rivière Potiche et enfin l' Habitation Beauséjour sur les hauteurs de Grand Rivière.
Puis, la route sillonne à travers la forêt tropicale et les parois qui la surplombent doivent être régulièrement renforcées pour éviter les éboulements. Les deux ponts en fer qui enjambent les rivières en provenance de la Montagne Pelée indiquent que la descente vers Grand Rivière est proche. 
Grand-Rivière s'est détaché de Macouba pour accéder au rang de commune autonome en 1888 
L'hôtel de ville L'église Sainte Catherine Le monument aux morts
 La qualité des eaux de la Grand'Rivière, la rivière a donné son nom au village. en fait un lieu de baignade réputé et apprécié. Contrairement à beaucoup de cours d'eau de la Martinique, on peut s'y baigner sans crainte car aucune activité humaine notable n'est à signaler en amont, ce qui préserve ainsi l'intégrité de l'eau. De nombreux bassins se sont formés le long de son cours, dont les plus célèbres sont les bassins des Amoureux, Cacao et Périolat. Pendant les mois de juillet et août, les habitants, en majorité des femmes pêchent les titiris, des alevins qui quittent la mer pour remonter la rivière
Les pêcheurs de Grand'Rivière sont réputés pour être les plus habiles et les plus téméraires de la Martinique. Ils connaissent toutes les vagues de leur baie. Dès leur enfance, ils apprennent à les affronter sur des troncs d'arbres taillés (les "flo")  qui ont tendance à être remplacés, de plus en plus, par des planches de surf.
Retour de pêche à la ligne avec daurades coryphène et bonites 
Chez "Tante Arlette" une des bonnes adresses de l'île. Cuisine créole. Ouvert tous les jours de 9H00 à 16H00. Pensez à réserver !
05 96 55 75 75
Le départ de la randonnée vers le Prêcheur est au bout de la RD10 devant le marché aux poissons, direction Fond Moulin. Le retour peut se faire par yole à réserver au Syndicat d'initiative. Cliquer ici pour faire la balade
Au loin, la silhouette montagneuse de l'île de la Dominique. Les Caraïbes s'étaient installés à Grand Rivière, pour sa proximité avec cette île. Pendant la seconde guerre mondiale, c'est aussi d'ici que partirent les dissidents fuyant le régime vichyste de l'amiral Robert se risquant à franchir le dangereux canal pour rejoindre les troupes alliées sur l'île anglaise à 35 km. Une plaque de marbre, devant le cimetière du bourg  commémore ces faits "Honneur aux évadés Martiniquais qui à l'appel du Général de Gaulle du 18 juin 1940 bravèrent la mer en furie et partirent sur de frêles esquifs rejoindre les forces françaises libres aux îles de Sainte Lucie et de la Dominique pour voler au secours de la mère patrie"
Retour carte Martinique
La Dominique