Habitation Beauséjour

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Fondée vers 1670, l'habitation  porte successivement les noms de ses propriétaires: Chambert, Desruisseaux, Brière puis est appelée Grand'Rivière avant d'acquérir la dénomination de Beauséjour. L'habitation doit beaucoup à la baronne Catherine de Courcy qui fit creuser, entre 1800 et 1820, le canal qui alimentait une distillerie en activité de 1824 à 1958. A la fin du XIXème siècle, l'habitation devint la propriété d'Amédée Knight (1852-1916), ingénieur et sénateur de la Martinique. A sa mort, ses filles en héritent et revendent le domaine en 1928 à Louis de Lucy de Fossarieu. En 1959, la culture de la canne est abandonnée et remplacée par la banane. Propriété privée, elle ne se visite que lors des journées du patrimoine.
Passée l'entrée, on débouche sur la "grand case" ou l'habitation principale. C'est le plus ancien édifice du site. Construit initialement sur un niveau, il servait autrefois de dépôt et d'écurie. L'étage a été ajouté vers 1930 et est habité par les actuels propriétaires. Le plus petit des trois bâtiments, un magasin à l'origine, est surnommé le pavillon du sénateur car Amédée Knight en avait fait son logis. La "case à vivre" de couleur rose fuchsia a longtemps été la maison principale. Il s'agit d'un plan rectangulaire, en bois nordique et d'une galerie fermée. Le tout couvert en appentis et doté de de jalousies. A l'arrière : le jardin d'agrément.
Autour de la maison de maître. La cuisine et son bassin sont antérieurs aux autres bâtiments. Dans toutes les maisons d'habitation, la cuisine était flanquée d'un bassin où l'eau potable coulait en continu. Le trop plein s'évacuait dans un bassin plus petit qui répondait aux plus larges besoins domestiques. 
Un pierre incrustée dans les soubassements d'une annexe de la maison de maître, appelée "pavillon" permet d'en dater les fondations à 1811. Le "pavillon" était un bâtiment utilitaire qui servait de magasin. En 1930,  l'architecture de l'édifice est modifiée pour le rendre plus aéré.
Le jardin d'agrément en cinq étages a été tracé en 1930 par Mary de Lucy. C'est l'occasion de découvrir une grande variété d'essences et peut être le paon Léon et son ami. Le bassin est alimenté par un canal creusé par Madame de Courcy. Long de trois kilomètres, il emprunte huit aqueducs et deux tunnels dont l'un de huit cents mètres. Cet ouvrage, considérable pour l'époque, est inscrit à l'inventaire des monuments historiques.
Orchidées Combrétum Palmier Céleri Multiple
Lys Béguin (Griffes du Diable) Rose de Porcelaine Ixora odorata
Pamplemousse Orange sure Pomme cannelle
Jujube Fleur de fruit à pain Carambole
Poivrier Vanillier
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Les plantes aromatiques