Un peu d'histoire

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1493 : la découverte par Christophe Colomb
C'est au tout début de novembre 1493 que l'amiral Christophe Colomb, à la tête d'une imposante armada, aborda l'archipel guadeloupéen au cours de son second voyage. Il débarqua le 3 novembre à Marie Galante ainsi baptisée du nom du son navire amiral. Le 4 novembre, la flotte espagnole était aux abords d'une île volcanique pourvue d'une grande montagne semblant s'élever dans le ciel et débarqua à Sainte Marie de la Capesterre. L'île fut nommée par Christophe Colomb, Sainte Marie de la Guadeloupe en hommage à un monastère espagnol en Estrémadure
Les Espagnols séjournèrent sur les rivages de l'île jusqu'au 10 novembre. Les nombreux villages qu'ils découvraient étaient vides, les indigènes s'étant enfuis. On s'empara surtout des femmes dont certaines étaient présentées comme des captives amenées des Grandes Antilles alors que d'autres étaient bien des femmes Kalinas (Caraïbes). A cette époque, l'île était en effet occupée par les Caraïbes,  qui ont succédés aux pacifiques indiens Arawaks. Ils l'appelaient Karukéra, l'île aux belles eaux. Les Caraïbes sont avant tout des guerriers que l'on a supposés cannibales d'après des restes humains découverts et la réputation que leur faisaient les indiens Taïnos des Grandes Antilles.  Après quelques tentatives de colonisation au XVIème siècle, l'île fut abandonnée aux indiens Caraïbes peu enclins à partager leurs terres.
1635 : Le début de la colonisation
L'occupation permanente de la Guadeloupe par les Français ne débuta réellement qu'en 1635 avec Liénart de L'Olive riche colon de Saint Christophe. Associé avec un capitaine normand, Jean Duplessis d'Ossonville et avec l'agrément de la Compagnie des Isles d'Amérique, il partit de Dieppe en mai 1635 accompagné de six cents hommes et de missionnaires dominicains. L'expédition débarqua à la Martinique le 24 juin 1635 mais n'y resta pas en raison du caractère jugée trop montagneux de cette île et des nombreux serpents qui s'y trouvaient. Cap fut mis sur la Guadeloupe  atteinte le 28 juin 1635 dans la région de Saint Rose dans le Nord de l'île au lieu dit Pointe Allègre.
L'extermination des Caraïbes
Très vite des dissensions opposèrent Duplessis "à l'humeur grandement douce" à Liènart de L'Olive qui s'était attiré la haine des Caraïbes. Ils s'installèrent chacun de leur côté, non loin des rivières de Petit-Fort et de Vieux-Fort. L'établissement de cette première colonie fut difficile et Duplessis mourut rapidement le 4 décembre 1635. Il fallait faire face aux Indiens qui défendaient leur territoire et à la fièvre jaune qui décimait les hommes. L'Olive soutenu par une bonne partie des colons déclara la guerre aux Caraïbes en détruisant leurs jardins et en s'emparant de leurs femmes. Les combats qui s'en suivirent furent meurtriers de part et d'autre. Ils durèrent de 1635 à 1639 jusqu'à la disparition presque totale des Caraïbes de la Guadeloupe.. Les colons s'installèrent alors le long de la Côte sous le Vent et deans la région de Capesterre.
1643-1664 : Houël de Petitpré, gouverneur  et seigneur propriètaire

 Une société esclavagiste se met alors en place, hiérarchisée et répressive qui va se maintenir avec ses règles strictes jusqu'en 1848,  date de l'abolition.

De 1635 à 1649, la Guadeloupe fut placée sous l'autorité de la Compagnie des Isles d'Amérique dont le représentant résidant dans la partie française de l'île de Saint Christophe, fut à partir de 1643 Charles Hoël. En 1649, la Compagnie en difficulté, vendit l'île et ses dépendances à l'un de ses actionnaires Boisseret, beau frère de Houël. Celui ci s'attacha de rester seul maître de la Guadeloupe mais après la mort de Boisseret, il dut consentir à un partage avec les héritiers du défunt. Houël conserva dans sa seigneurie la Grande Terre, les Saintes et une partie de la Guadeloupe. 
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l'esclavage