Sucreries et distilleries de l'île

Accueil Remonter

Grâce à son climat sec et bien ensoleillé, et son exposition aux alizés, Marie Galante est très tôt devenue une île à sucre. Les ruines des anciennes sucreries et les restes des moulins servant à broyer la canne à sucre pour en extraire le jus sont la preuve de cette prospérité qui dura jusqu'à la fin du XIX siècle. Aujourd'hui, les terres de Marie Galante servent toujours à la monoculture de la canne à sucre et l'île produit plusieurs rhum de qualité titrant jusqu'à 59°. C'est à Grande Anse que se trouve l'usine sucrière la plus moderne des Antilles.

Située à 2 km de Grand Bourg, l'Habitation Murat également appelée Bellevue-Laplaine, est un domaine de 200 ha dont les principales constructions furent édifiées au début du XIXème siècle. Elle possédait alors plus de 300 esclaves, une centaine de cases et une trentaine de bâtiments. Elle porte le nom d'une demoiselle Murat qui en dessina les plans sous la direction du maître des lieux Dominique Murat. La maison principale a été très endommagée par de nombreux cyclones. D'importantes restaurations ont depuis été entreprises. 
Ancienne sucrerie avec sa cheminée quadrangulaire, moulin à vent de 1814 (voir page consacrée aux moulins), moulin à bêtes et cheminée circulaire de la première sucrerie ainsi que différents équipements sont les vestiges de l'activité sucrière passée de l'Habitation Murat

Entre Saint Louis et Grand Bourg, sur la droite, se dressent les ruines de l'Habitation Roussel-Trianon. L'usine fonctionna jusqu'en 1873. De la maison de maître, il ne reste qu'un bâtiment près de la mare. Le moulin (photo ci dessous à droite) est bâti sur une plate forme. 

Marie Galante compte encore trois distilleries qui produisent des rhums agricoles de qualité titrant jusqu'à 59°. Le domaine de Bellevue sur les hauteurs de Capesterre en empruntant la D202, dont les premières pierres datent du XVIIème siècle possède une distillerie inaugurée en 1993. Elle est attenante à l'ancienne usine et au vieux moulin à vent de 1821. La distillerie Poisson (Héritiers Edouard Rameau), à la sortie de Saint Louis sur la N9  propose le très connu rhum du Père Labat.
La Troisième distillerie de Marie Galante, la distillerie Bielle est située à l'écart de la N9, au centre de l'île. Comme les deux autres, elle permet au visiteur d'assister à la fabrication du rhum. La canne fraîchement coupée est acheminée par cabrouets jusqu'à l'usine. Elle est ensuite broyée pour séparer le vesou (jus) de la bagasse (fibre). La bagasse alimente la chaudière et le vesou est envoyé après filtration dans les cuves de fermentation. Au bout de 48 à 72 heures, temps nécessaire pour transformer naturellement le sucre en alcool, la grappe (mout) est distillée dans la colonne de distillation. Les vapeurs alcooliques produites sont dirigées vers le condensateur et mise en contact avec une circulation d'eau froide qui les liquéfie. Une éprouvette permet de contrôler le degré d'alcool avant expédition vers les cuves de stockage. Les résidus ou vinasses sont évacués. Ce procédé de fabrication du rhum agricole est différent de celui du rhum industriel obtenu à partir de la mélasse, sous produit, du sucre et non consommé dans les Antilles françaises.
Cabrouet tirés par des bœufs L'usine sucrière de Grand Anse a été construite en 1846. C'est la seule usine sucrière de l'île et la plus moderne des Antilles. Elle est située près du terminal sucrier de Folle Anse.
Retour carte de Marie Galante